Peut-on travailler 39 heures en 4 jours ?

Est-il possible de travailler 39 heures en 4 jours ?

Oui, travailler 39 heures en 4 jours est légalement possible en France. Cette organisation du temps de travail respecte le cadre du Code du travail, à condition de ne pas dépasser 10 heures par jour et de formaliser l’accord par écrit. Ce que vous allez trouver ici : le cadre légal, les calculs concrets heure par heure, l’impact sur votre salaire et les modalités de compensation, pour savoir exactement où vous en êtes avant d’en parler à votre employeur.

📌 L’essentiel à retenir

39h sur 4 jours = légal, sous conditions précises
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9h45 par jour
Soit 39h réparties sur 4 jours, très proche du plafond légal de 10h.

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Un avenant obligatoire
Le passage de 35h à 39h ne peut pas être imposé sans votre signature.

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4h majorées chaque mois
Les heures au-delà de 35h sont payées avec majoration ou compensées en RTT.

À savoir : les heures supplémentaires structurelles d’un contrat 39h sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite de 5 000 € par an.
Configuration Volume hebdomadaire Salaire maintenu Implication principale
39h sur 4 jours 39h Oui 9h45 par jour, vendredi libre
35h sur 4 jours 35h Oui 8h45 par jour, pas d’heures supplémentaires
32h sur 4 jours 32h Selon accord 8h par jour, salaire souvent réduit

Le contrat 39h en 4 jours, c’est légal en France ?

La durée légale du travail en France est fixée à 35 heures par semaine. Il s’agit d’un seuil de déclenchement des heures supplémentaires, pas d’un plafond. Travailler au-delà est donc parfaitement légal, à condition de respecter les durées maximales fixées par le Code du travail : 10 heures par jour maximum, 48 heures sur une semaine isolée, et 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives.

Un contrat à 39 heures hebdomadaires intègre 4 heures supplémentaires dites structurelles, inscrites dès la signature. Ces heures ne sont pas ponctuelles, elles font partie intégrante de l’organisation prévue. Pour qu’elles soient valables, l’une de ces trois conditions doit être remplie :

  • un accord d’entreprise le prévoit explicitement ;
  • une convention collective de branche l’autorise ;
  • un avenant individuel au contrat est signé entre l’employeur et le salarié.

Ce dernier point mérite attention : le passage de 35h à 39h ne peut pas être imposé unilatéralement. Votre employeur a besoin de votre accord écrit. Si vous signez, les 4 heures supplémentaires doivent apparaître clairement sur votre bulletin de paie, avec leur mode de calcul et leur taux de majoration.

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Combien d’heures par jour représentent 39h sur 4 jours ?

C’est souvent la première question que se pose un salarié qui envisage ce type d’organisation. Le calcul est simple, mais ses implications le sont moins. Répartir 39 heures sur 4 jours implique des journées sensiblement plus longues que la normale, et il vaut mieux en avoir une image claire avant de se lancer.

Le calcul concret et les répartitions possibles

39h divisées par 4 jours donnent 9h45 de travail effectif par jour, soit 9 heures et 45 minutes. C’est légal, puisque la limite journalière est de 10 heures, mais l’écart est étroit. À titre de comparaison, voici ce que donnent les autres répartitions courantes :

Répartition Heures par jour Proche du plafond légal ?
39h sur 4 jours 9h45 Oui (plafond à 10h)
39h sur 5 jours 7h48 Non
35h sur 4 jours 8h45 Non
32h sur 4 jours 8h00 Non

Si vous envisagez plutôt une répartition de vos 39h sur cinq jours, les journées restent bien plus raisonnables à 7h48. Le choix entre les deux formules dépend avant tout de votre secteur et de vos contraintes personnelles.

Un exemple de planning sur 4 jours

Pour rendre les choses concrètes, voici à quoi ressemble une semaine type en 39h sur 4 jours. Le jour non travaillé est généralement le vendredi, mais il peut aussi s’agir du lundi selon l’accord passé avec l’employeur.

  • Lundi : 9h45 de travail effectif
  • Mardi : 9h45 de travail effectif
  • Mercredi : 9h45 de travail effectif
  • Jeudi : 9h45 de travail effectif
  • Vendredi : jour non travaillé

Deux ajustements pratiques reviennent souvent dans ce type d’organisation : réduire la pause déjeuner à 30 minutes pour alléger la journée perçue, et recourir au télétravail sur une ou deux journées pour supprimer le temps de trajet. Ces 45 minutes gagnées chaque soir changent sensiblement le ressenti des longues journées.

Qu’est-ce que le passage à 39h change sur votre salaire ?

Un contrat à 39 heures génère chaque mois 169 heures de travail rémunérées : 151,67 heures au titre des 35 heures de base, auxquelles s’ajoutent 17,33 heures correspondant aux 4 heures supplémentaires hebdomadaires. Ces deux composantes apparaissent sur deux lignes distinctes de votre bulletin de paie.

Les 4 heures supplémentaires se situent dans la tranche de la 36e à la 43e heure, ce qui les soumet à une majoration de 25 % en l’absence d’accord collectif prévoyant un taux différent. Sur la base du SMIC horaire brut en vigueur, cela représente un salaire brut mensuel minimum d’environ 2 057 à 2 059 euros, contre environ 1 801 euros pour un salarié à 35h au SMIC.

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Un avantage fiscal vient compléter ce calcul : les heures supplémentaires sont exonérées d’impôt sur le revenu dans la limite de 5 000 euros par an. Pour un salarié en contrat 39h, cela représente une économie réelle et non négligeable sur l’ensemble de l’année.

Se pose ensuite la question des heures au-delà des 39h. Vous pouvez en effectuer, dans le respect des durées maximales. Ces heures supplémentaires ponctuelles s’ajoutent aux 4 heures structurelles déjà comptabilisées dans votre contrat. Refuser des heures supplémentaires légalement décidées par votre employeur peut, selon les circonstances, constituer une faute professionnelle. Pour avoir une vision globale de ce que représentent ces volumes sur le mois, il peut être utile de calculer précisément le nombre d’heures de travail mensuel selon votre configuration.

RTT ou majoration salariale : quelle compensation s’applique ?

Les 4 heures supplémentaires hebdomadaires d’un contrat 39h peuvent être compensées de deux façons distinctes. Ces deux options ne sont pas cumulables : c’est l’une ou l’autre, selon ce que prévoit la convention collective ou l’accord d’entreprise applicable.

Option 1 : la majoration salariale. Les 4 heures sont payées chaque mois avec une majoration de 25 %. Dans ce cas, aucun jour de RTT n’est généré. Un contrat 39h sans RTT est donc tout à fait légal si les heures sont rémunérées avec majoration. C’est la configuration la plus courante pour les salariés non soumis à un accord collectif spécifique.

Option 2 : les RTT. Lorsqu’un accord collectif le prévoit, les heures effectuées entre 36h et 39h sont converties en jours de repos supplémentaires. Sur une année, cela représente environ 23 à 24 jours de RTT, soit près d’un mois de repos en plus des congés payés. Ces jours doivent être posés avant le 31 décembre : les RTT non utilisés sont perdus, sans report automatique.

Critère Majoration salariale RTT
Compensation +25 % sur 4h chaque mois Jours de repos supplémentaires
Avantage salarié Revenu mensuel plus élevé Temps libre supplémentaire
Avantage employeur Simplicité de gestion Coût moins élevé
Risque de perte Aucun Oui, si RTT non posés avant le 31 décembre

Ce n’est pas vous qui choisissez librement entre les deux : c’est le cadre collectif qui s’impose. Si votre convention de branche prévoit des RTT, vous en bénéficiez. Dans le cas contraire, les heures sont payées avec majoration. Vérifiez ce point dans votre convention collective avant toute négociation.

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Semaine de 4 jours en 39h : quels avantages, quelles limites et comment la mettre en place ?

Cette organisation séduit, et les chiffres le confirment : 76 % des entreprises françaises se disent intéressées par la semaine de 4 jours, mais seulement 21 % l’ont réellement mise en place. L’écart entre l’intention et le passage à l’acte s’explique souvent par des contraintes opérationnelles sous-estimées.

Du côté des avantages pour le salarié, les bénéfices sont concrets :

  • un week-end de 3 jours qui améliore l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle ;
  • une réduction des trajets domicile-travail d’une journée par semaine ;
  • des heures supplémentaires partiellement défiscalisées.

Pour l’entreprise, la semaine de 4 jours en 39h représente un levier fort en matière de marque employeur. Les équipes ayant testé cette organisation rapportent une meilleure concentration sur les journées travaillées et une réduction du temps perdu en réunions non essentielles. Fait notable : les entreprises qui ont franchi le pas ne sont jamais revenues en arrière.

Les limites sont néanmoins réelles. Des journées de 9h45 peuvent peser sur la durée, et 50 % des salariés interrogés dans les études sur le sujet citent la surcharge de travail comme frein principal. La faisabilité varie aussi selon les secteurs : les métiers en contact direct avec des clients ou des partenaires externes se heurtent parfois à des difficultés d’organisation sur 4 jours seulement.

Pour mettre en place cette organisation, voici les étapes à suivre :

  • vérifier que la convention collective applicable le permet ou prévoit un accord d’entreprise ;
  • faire signer un avenant au contrat de travail à chaque salarié concerné ;
  • définir si le jour non travaillé est fixe pour tous ou flexible par équipe ;
  • consulter les instances représentatives du personnel avant toute généralisation ;
  • tester le dispositif sur une période pilote avant de le déployer à l’ensemble de l’entreprise.

Pour planifier correctement le volume annuel de jours travaillés dans ce cadre, il peut être utile de s’appuyer sur un décompte précis des jours travaillés sur l’année, notamment pour calculer les RTT et anticiper les jours fériés tombant sur les 4 jours de travail.

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Cécile Francesca

J’observe le business comme un terrain d’idées et le marketing comme un levier d’impact. Sur mon blog, je parle d’entreprise, de stratégie et de décisions qui comptent vraiment. J’aime décrypter, simplifier et transmettre. Derrière chaque marque, il y a une vision ; mon rôle est de la rendre lisible, cohérente et durable.

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